Centre d’accueil Samusocial rue Beeckman

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Un centre d’hébergement pour personnes en demande de protection internationale, actuellement situé dans la commune de Koekelberg et géré par le Samusocial à la demande de Fedasil, est prévu rue Beeckman, dans le bâtiment anciennement occupé par Armonea.

L’installation et la gestion de ce centre relèvent de Fedasil et du Samusocial, qui assurent respectivement le financement et l’organisation de l’accueil des personnes en demande de protection internationale. Une procédure judiciaire en référé a été intentée par certains riverains pour demander la suspension de cette installation sur la base d’arguments urbanistiques. La Commune est intervenue volontairement dans cette procédure afin d’obtenir un certain nombre de renseignements manquants et de s’assurer que l’ensemble des règles urbanistiques soient respectées dans le cadre de cette installation.

L’ouverture de ce centre, annoncée pour le mardi 14 juillet 2026, est finalement reportée provisoirement à la suite d’une décision du Tribunal de première instance de Bruxelles statuant cette fois en extrême urgence et sur la base d’une ordonnance datant du 10 juillet dernier. La Commune d’Uccle prend acte de cette décision judiciaire et maintient son intervention dans la procédure en référé toujours en cours pour laquelle une décision est normalement attendue pour la fin du mois de juillet.

Cette page sera actualisée en fonction des éléments nouveaux disponibles.

Les questions les plus fréquemment posées

La Commune d’Uccle comprend pleinement les inquiétudes exprimées par les habitants et les prend très au sérieux. La réunion publique du 24 juin 2026 a confirmé que ces préoccupations sont largement partagées dans le quartier, ce que la Commune reconnaît sans détour.

La Commune rappelle qu’elle n’est pas à l’initiative de ce projet. L’accueil des demandeurs de protection internationale relève d’une compétence exclusivement fédérale, exercée par Fedasil. Dans ce cadre, le Samusocial a conclu un bail avec le propriétaire du bâtiment, sans intervention décisionnelle de la Commune sur l’implantation. Celle-ci a été informée du projet récemment, une fois les accords déjà formalisés entre le Samusocial et Fedasil.

Le centre accueillera jusqu’à 230 personnes, principalement des familles et des personnes isolées, ainsi que 3 mineurs étrangers non accompagnés. Ce sont des familles connues, car elles proviennent du centre Fedasil de Koekelberg.

Il s’agit de personnes en phase dite de « phase 2 » du parcours d’accueil, c’est-à-dire un public déjà encadré, connu des services sociaux et suivi dans ses démarches administratives et sociales. Il ne s’agit pas de personnes livrées à elles-mêmes ou sans accompagnement. La plupart travaillent et les enfants sont déjà scolarisés dans d’autres écoles de la région.

Ces personnes sont soumises à un règlement intérieur strict, comprenant des règles de vie précises et des mécanismes de sanction en cas de non-respect. Le centre fonctionne en permanence avec une présence sur site 24h/24 et 7j/7, garantissant un encadrement continu et une gestion immédiate des situations problématiques.

Si la Commune ne peut empêcher l’ouverture du centre, elle exerce pleinement ses compétences locales, avec une attention particulière portée à la qualité de vie du quartier.

Un monitoring du quartier sera exécuté pour fixer les moyennes en termes de propreté, de sécurité, de tranquillité et de mobilité. Ces éléments objectivés serviront de base aux évaluations qui seront régulièrement menées ultérieurement dans le quartier.

La Commune entend jouer un rôle actif de coordination et de vigilance, en lien avec les services de police, de prévention et les autres services compétents.

Une analyse est actuellement en cours afin d’examiner de manière rigoureuse les conditions d’accueil du site, notamment au niveau urbanistique.

Il est essentiel pour la Commune de s’assurer que le fonctionnement du centre se fasse dans des conditions adaptées, tant pour les personnes accueillies que pour le quartier.

Dans l’hypothèse où une procédure de dépôt de permis serait entreprise, qu’une enquête publique serait ouverte et où l’avis de la Commune serait sollicité, une attention particulière sera portée à ces éléments ainsi qu’à la capacité réelle d’accueil et aux accès du futur centre, afin d’éviter qu’il n’y en ait qu’une seule à devoir concentrer les entrées et sorties.

La sécurité du quartier constitue une priorité.

Des patrouilles plus régulières de la police locale seront organisées autour du site et dans les rues avoisinantes. Une coordination étroite sera assurée entre la police et le Samusocial afin de garantir une réaction rapide en cas de difficulté.

Les équipes du centre constituent le premier point de contact pour toute situation interne ou directement liée au bâtiment. Cela n’exclut en aucun cas l’intervention de la police, qui reste pleinement compétente à tout moment.

Il a également été rappelé que le dispositif vise à assurer une présence continue et une gestion encadrée des comportements, avec un suivi individuel des situations si nécessaire.

La propreté publique fera l’objet d’une attention particulière dans ce dossier.

Une coordination sera mise en place entre le centre, les services communaux et les opérateurs compétents afin d’assurer une gestion structurée et régulière des déchets. L’objectif est d’éviter toute accumulation ou désordre dans l’espace public. La conclusion d’un contrat avec l’Agence Régionale de la Propreté sera exigée.

Les modalités de collecte et de passage des services seront organisées de manière à limiter les nuisances pour les riverains et à assurer une intégration correcte du centre dans son environnement.

La situation du stationnement dans le quartier fera l’objet d’un suivi régulier et objectivé dans le temps.

La Commune est consciente des tensions déjà existantes dans le quartier et veillera à intégrer ce paramètre dans son monitoring global. Si des saturations sont constatées, des ajustements ou mesures correctrices pourront être étudiés.

Un dispositif de suivi structuré sera mis en place avec le Samusocial et les représentants des riverains.

Une réflexion est en cours autour de la mise en place d’un cadre formalisé, de type charte ou comité d’accompagnement. L’objectif est de garantir un dialogue permanent, de permettre une remontée rapide des situations problématiques et de travailler sur des solutions concrètes et partagées.

Dans cette logique, l’idée d’un cadre tripartite associant la Commune, le Samusocial et les riverains est envisagée afin de renforcer la transparence et la capacité d’action commune sur le terrain.

La Commune suivra la situation de manière attentive et continue.

Si des problèmes avérés apparaissent malgré les dispositifs mis en place, la Commune n’exclut pas de recourir aux outils de police administrative dont elle dispose. Ces outils permettent d’intervenir en cas de troubles à l’ordre public, de problèmes de salubrité ou de non-respect des règles en vigueur.

L’objectif est clair : garantir la tranquillité du quartier et intervenir de manière ferme si nécessaire.